Transposition fréquentielle et « fausses routes »

Rarement une technologie telle que la transposition fréquentielle m’avait rendu aussi plein d’espoir devant quelques résultats qu’il faut qualifier de spectaculaires, mais aussi dubitatif…

Dubitatif, car là où j’attendais un résultat je me retrouve en échec (l’inverse est vrai, mais plus rarement). On m’a dit: « Il faut être patient », et patient je suis ! Je suis prêt à passer plus de deux mois d’adaptation si le cerveau le demande, mais je suis souvent surpris par la régression des résultats d’intelligibilité quelques fois constatés par comparaison avec l’amplification seule.

Un exemple: ce patient dont l’audiogramme ODG ne présente plus rien d’exploitable après 3000Hz compris et qui me répond (entre autres) « sextant » pour « plastron ». Tout s’explique, la nasale toujours délicate à différencier s’est transformée en « an » au petit jeu du hasard et le  « st » perçu « cht » est devenu « xt », mon tout est devenu « sextant »!

Les résultats avec transposition sont alors fréquemment moins bons que sans, en tout cas au début. Faudrait-il proposer des cours de lecture labiale systématique afin d’éviter ces « fausses routes »? Il est certain que la transposition mérite plus qu’une prise en charge prothétique « conventionnelle », car nous avons aussi nos « star patients » de la transposition qui ne rendraient pour rien au monde leurs appareils!

Et puis aussi, il y a les oiseaux. Ah! les oiseaux…

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